Ma « carrière » de cycliste dura onze ans. Onze ans de souffrance volontaire sur deux roues pour le simple plaisir d’aller vite et de repousser mes limites. Plusieurs beau succès, certaines défaites crève-cœur et bien des limites repoussées (j’ai perdue connaissance en passant la ligne d’arrivée des championnats québécois de contre-la montre 1997 tellement j’étais à bloc… mais j’avais été le plus vite).
Dimanche le 29 avril 2007. Je viens d’avoir 33 ans, deux enfants et une vraie job. Ça fait 7 ans que j’ai accroché mon vélo. J’ai les deux pieds au sol, mais mon rythme cardiaque est anormalement élevé. C’est que j’attends le départ du grand prix de Sainte-Martine, fébrile, avec un vélo entre les jambes! J’ai craqué. J’ai décroché ma monture du mur du garage et bravé une météo apocalyptique pour venir faire des tours du bloc sur des rangs de campagne perdus à 9hr du matin ! Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idées. La famille et la vraie job ont mis un frein (temporaire je l’espère) à mes expédition en haute altitude, les jambes me démangeaient, le vélo s’imposait de lui-même… D’autant que je me retrouve au sein d’une équipe Entrainé chez les Taxi par Dan Lecuyer, un ami et collègue de travail, j’y retrouve aussi mon ami et ancien boss J-F Blais en plus d’avoir enfin l’occasion de courir avec Martin Vinet et Nic Brouillette deux amis cyclistes de longue date.
Départ donc pour 84km sous la pluie et le frette avec un Je grand F. Absolument incroyable de voir l’éclat dans les yeux des Taxi. Méchante gang de malade pour s’être extirpé du lit à
l’aurore seulement pour venir se geler les orteilles et bouffer du sable… J-F et moi sommes désignés comme stratège pour diriger les mouvements de l’équipe. Mais voilà, J-F est en feu, et prend la poudre d’escampette à la première occasion. Ça place les Taxi dans une bonne position : contrôler la course. Aidé par la pluie qui ralentie les ardeurs de nos opposants, les Taxi sont massivement présent à l’avant du peloton. Chacun y met du sien.fais régulièrement l’aller-retour de l’avant à l’arrière du peloton pour regrouper
plaisirs de retrouver la camaraderie, la curiosité et la fébrilité de coureurs cycliste qui ne désirent qu’apprendre leur sport. J’ai l’impression de me retrouver avec ma gang de cadet de mes débuts en compétition…seulement avec la barbe un peu plus forte!
Mathieu Fagnan
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